Khöömii !

 

Ici, vous trouverez des informations sur les ateliers de chant diphonique ou "khöömii" que je propose régulièrement, des ressources sur la diphonie et des infos sur mon parcours.

Pour découvrir d'autres facettes de mon travail, suivez le lien...

- Ma chaîne YouTube (des clips, des vidéos maison, des vignettes sonores...)

- Le Bandcamp de mon duo de chanson "Cassini" avec le guitariste Tristan Eche
- La page facebook de Steppe by Steppe Mongolie (actus des stages et concerts)
- Mon Soundcloud perso (des maquettes de chanson selon l'humeur du jour, des créations sonores ou des enregistrements de terrain)

...mêêh revenons à nos moutons.


Pourquoi le chant diphonique ?

J'ai toujours été passionné de chant. Parfois je m'entraînais au khöömii en regardant des vidéos, en écoutant des morceaux de chanteurs mongols ou touvains.

En 2015, grâce aux conseils de l'ethnomusicologue Johanni Curtet, rencontré dans le cadre de mon travail, je décide de partir apprendre sur place, en Mongolie. Je prends un congé sabbatique, achète un enregistreur, une paire de micros et pars à la rencontre de maîtres de chant dans la région de Hovd, à l'ouest du pays. Je passe quelques jours émouvants avec Papizan Badar dans sa maison au bout du monde et fais mes premiers exercices techniques avec l'exigent Tserendavaa Dashdorj dans le village mythique de Candman.
Le cœur rempli de gratitude et la tête pleine de rêves à mon retour, une seule envie : y retourner !

Durant mon second voyage, j'ai le bonheur de rencontrer Sengedorj Nanjid et de devenir son élève. Durant ce long séjour chez lui au bord de la rivière Buyant, je me fais la promesse de revenir chaque été pour continuer mon apprentissage dans ce contexte traditionnel et proche de la nature. Cet enseignement, de technique et de sagesse mêlé, m'a profondément marqué.
Sengedorj est décédé en 2020. Désormais, il me tient à cœur de tracer ma propre voie dans la voix, simplement, tout en perpétuant l'esprit qui animait son chant.

En Europe, je conçois des ateliers collectifs, des cours particuliers, des collaborations artistiques avec celles et ceux qui apprécient de se sentir... vibrant !

 Un petit exemple  - mélodie traditionnelle mongole a capella
 Carnet sonore - un son qui évoque les débuts de mon apprentissage avec le maître Tserendavaa
   durée : 20 minutes - Écoute au casque vivement conseillée ;-)
Qui suis-je ?

Né dans les Alpes, titulaire d'un diplôme en littérature et d'un légendaire optimisme, je débute ma carrière dans l'action culturelle pour un grand festival de musique du monde. Et tous les jours, je chante - je chante à tue-tête.

À 26 ans, n'y tenant plus, je pars apprendre le chant diphonique et réaliser des enregistrements sonores en Mongolie. Un rêve de gosse, qui n'en finit plus désormais.

En 2016, à la demande d'une chorale, je propose un premier atelier de chant diphonique. C'est le début d'une passion pour la transmission du khöömii.

Depuis mon premier souffle, la quête du chant m'entraîne sur les terrains de la création artistique, de la pédagogie, de la méditation ou de la recherche avec un bonheur toujours renouvelé.

Mes autres passions ? La vie douce et puis la poésie qui est partout. La marche, les livres et les voyages qui sont l'inspiration. Les aventures qui nous rassemblent et tous les goûts qui sont dans la nature.

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Questions / réponses

D'où vient le chant diphonique ?

D'après les légendes de l'Altaï (chaîne de montagnes traversant la Russie, la Mongolie et la Chine), le chant diphonique ou "khöömii" serait une manière d'imiter les sons de la nature : les rivières, les cascades, le vent, le chant des oiseaux, les cris des animaux.
Depuis des temps immémoriaux, on l'utilise en Asie centrale pour interpréter des airs populaires, chanter des louanges à la Nature.

On distingue trois styles principaux : le grave (kharkhiraa, grondement), l'aiguë (isgeree, sifflement) Le bourdon de base du khöömii en lui-même constitue un style médium. À ces styles s'ajoutent de nombreux effets selon l'inspiration des chanteurs et des chanteuses et selon les traditions locales.

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Comment diphoner ?
Le timbre vocal fondamental ou "bourdon" est formé dans la gorge du chanteur en état de concentration grâce à une pression simultanée du diaphragme et du pharynx. Cette "couleur de base" du chant diphonique est une voix dite "pressée". Le bourdon produit est alors dirigé vers le voile du palais et les différents résonateurs du corps. Ce grondement initial s'enrichit d'une épaisseur de fréquences dans son parcours vers les lèvres. Pour produire une mélodie, la langue, les lèvres et les modulateurs de la gorge se placent et en bougeant, guident certains harmoniques vers des espaces de résonance qui les rendront saillants, tandis que d'autres strates du timbre seront volontairement "filtrées". C'est alors qu'on entend résonner dans l'espace une mélodie qui paraît irréelle... mais qui est bel est bien physique.
Le style aigüe ou "isgeree" utilise le bourdon/timbre de base du khöömii. Pour amplifier les harmoniques et diminuer la présence du bourdon, on module avec la langue collée au palais comme pour prononcer la lettre "L".

Le style grave ou "kharkhiraa" fait intervenir les bandes ventriculaires en plus des cordes vocales. Mises en vibration, elles vibrent 2 fois moins vite que les cordes vocales - une octave en dessous. L'amplification des harmoniques et la modulation mélodique se fait par des effets de vocalisation (changement de voyelles), des effets de langue et l'utilisation subtile des résonateurs.

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Chant diphonique, chant harmonique, chant de gorge... Quelle différence ?

Il n'y a pas de consensus. L'étymologie de di-phonie c'est : diffracter (ou "faire diverger") le son. L’appellation "chant diphonique" est une tentative de traduction du terme "khöömii" ou "khöömei" proposée par les ethnomusicologues européens. Cela désigne un patrimoine culturel cohérent et un ensemble de techniques indissociables qui ont pour base un timbre spécifique.

Le terme "chant harmonique" est utilisé plus généralement pour désigner toute forme de chant qui met en avant les harmoniques de la voix. Le chant diphonique mongol est donc un chant harmonique au même titre que le chant polyphonique sarde, certaines techniques issues des mouvements new age ou de la musique contemporaine.

Enfin, "chant de gorge" désigne une forme de chant qui fait apparaître une utilisation renforcée de la gorge. C'est le cas de certains chants Inuit mais aussi du métal par exemple.
Mais au fond, dans un monde métissé... peu importe les cases, non ?

Est-ce accessible à tous ?

Oui ! Même si cela peut vous paraître difficile au premier abord. Il s'agit d'un art exigent qui demande puissance et persévérance et c'est une des vertus de son apprentissage.
Cependant, les bases du timbre guttural, la production d'harmoniques et l'écoute des mécanismes à l’œuvre dans notre corps pour diphoner sont accessibles en quelques heures à toutes et tous.
Si par la suite on envisage de progresser et de trouver son propre style, il faudra s'astreindre à un entraînement régulier - au même titre que n'importe quel instrument de musique.

Comment se déroule un atelier ou un cours ?

Cela dépend du nombre de participants, du contexte et des envies du groupe. Un atelier de découverte collective dure entre 2h et plusieurs jours, un cours individuel dure environ 1h, en physique ou en virtuel, selon un cycle à déterminer. Durant un atelier, nous abordons la dimension ethnologique, physique et physiologique de du khöömii. À travers des exercices spécifiques, nous explorons la posture, la respiration, l’écoute des sons, l’écoute de soi, la voix de gorge et l'amplification des harmoniques. Des moments sont consacrés à l'écoute attentive des paysages sonores "dans leur verticalité" (les sons de nature ou les voix des autres participants). En complément, il est envisageable de partager la dimension émotionnelle de cette pratique dans une approche méditative ou de développement personnel. L'idéal est quand même d'avoir du temps pour une approche complète.

Est-ce une pratique ésotérique ?

Il est passionnant de constater la dimension vibratoire du monde et les effets du son sur notre corps ou notre mental. Nous sommes nombreux à en faire l'expérience en chantant dans différents contextes ou avec certaines intentions. Dans le cadre d'une thérapie adaptée, le chant peut avoir des effets remarquables.
Je vis régulièrement des voyages intérieurs et j'en mesure les effets bien au-delà du chant.

Toutefois, le chant diphonique n'est traditionnellement pas relié aux cérémonies chamaniques. Un atelier n'a pas vocation à provoquer un état de transe.

Chanter avec ses harmoniques en 7 étapes
 

J'ai conçu un cycle évolutif de 7 sessions permettant d'aborder l'apprentissage du chant harmonique de manière très complète.

Chaque session aborde une thématique. Chaque thématique est développée à travers des exercices spécifiques empruntés au chant, à la sophrologie, à la danse, au paysage sonore.
 

1. Écouter le monde avec attention, dans sa verticalité : marche sonore, écoute active, - chanter comme une animal, spontanément et par imitation
2. Préparer son corps pour chanter : mouvements, posture, énergie physique et mentale, - chanter comme un danseur, en faisant confiance à notre mémoire vibratoire et musculaire

3. Explorer son timbre vocal : attaques et résonances du son, vocalisation, souffle - chanter comme l'architecte de soi-même, en s'appropriant nos espaces intérieurs

4. Développer sa concentration : sophrologie, méditation, duos - chanter en pleine présence

5. S'approprier "l'esprit mongol" : ethnologie, pastoralisme, spiritualité, lien paysage-chant - chanter comme un berger solitaire, un hommage à son paysage et à son mode de vie

6. S'exprimer avec les harmoniques : expression/impression, expérimentation, création - chanter comme on se sent, comme on se voit ou comme on s'imagine

7. Ressentir la présence des autres : exercices en groupe et partage d'expérience - chanter par et pour les autres, en mettant l'accent sur ce qui nous rassemble

J'ai imaginé un crépuscule mystique en chant diphonique

Un jour, j'ai eu la chance d'improviser dans une Cathédrale avec un chœur merveilleux :-)

J'ai  des vidéos comme celle-ci sur ma chaîne You TuBe

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Ici, je parle du khöömii, devant une yourte en Mongolie.

Vous souhaitez organiser
un atelier, envisager une collaboration artistique ?

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